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Par Julien Leblay

Voyage Nouvelle Zelande
Nouvelle Zelande : 10 jours dans l'île du sud -

- 1ère Partie
-


Sur les traces du Seigneur des Anneaux !

Notre voyage dans l'île du sud a débuté le 25 mai. P-B, Sarianne, Pierre, Marjolaine (la toute dernière recrue) et moi prenons l'avion à 7 heures du mat', directin Dunedin. C'était donc la deuxième fois que je décollais de terre. Tout s'est bien passé. Après avoir survolé les deux îles, laissant deviner des paysages d'une grande beauté, nous atterrissons à Dunedin, au sud de l'île du sud. Les températures sont nettement plus fraîches en ce début d'hiver.

Dunedin n'a rien d'exceptionnel. la gare vaut cependant le détour (que nous avons fait). Une curiosité à l'est de la ville : Baldwin street : présente dans le guiness des records, cette rue a la particularité d'être la plus pentue du monde... Avis aux amateurs ! Vu d'en bas, la pente apparaît en effet très forte.
Nous quittons Dunedin pour rejoindre la péninsule d'Otago, à quelques kilomètres de là. La route longe l'océan pacifique sur de nombreux kilomètres. Au bout de la route, nous nous arrêtons pour observer le vol des Albatros, qui sont les deuxièmes plus grands oiseaux au monde, après l'aigle royal je crois. Impressionnant. Malheureusement, pour les voir de plus près, il nous faudrait payer 25$NZ (13 euros). Trop pour nous, nous nous contentons de les admirer voler au dessus de nos têtes. Mes quatre collègues ont rendez-vous à 17 heures pour aller voir les pingouins. A 30$NZ l'excursion, je préfère rester le long de la côte à contempler la vie sauvage... comme je peux. Cette péninsule est incroyablement touristifiée. Les barrières et clôtures sont omniprésentes, vous obligeant à payer pour voir un brin de nature. Finalement, je réussi à dénicher un petit coin où, derrière un grillage, des phoques se prélassent sur les rochers. Il m'est impossible de m'approcher plus, fichu grillage. Je suis resté 2 heures à contempler ces phoques. Pendant ce temps, le même bateau, chargé à chaque fois de touristes différents, s'est arrêté trois fois devant ces phoques. On veut les protéger des touristes en plantant quelques piquets et un grillage. Mais les tour opérateurs sont tout de même autorisés à les déranger. Quand le business l'emporte sur la raison ! Un couple d'australiens viennent s'arrêtent à mes côtés pour voir les phoques. Ils sont surpris et choqués de ce type de tourisme, où il faut payer 13 euros pour voir deux albatros et 30$ pour voir un peu plus de pingouins. Me voilà rassuré de voir que cette touristification n'apparaît pas surprenante qu'à mes yeux.
Après un magnifique coucher de soleil, je retrouve mes collègues au Backpacker. Ils ont vu quelques pingouins, mais semblent quel que peu déçus.

Le lendemain, nous quittons la péninsule en empruntant la HighCliff Road, qui surplombe la mer. Le brouillard nous fait regretter de nous être levés si tôt jusqu'à ce qu'il se dégage quelques kilomètres plus tard, nous laissant découvrir des paysages somptueux. La brume encore présente donne de la magie à un tableau de verdure envahit par les brebis. Nous faisons un petit détour à "Sandly Bay", dans l'océan pacifique. Là, des lions de mer nous font une démonstration de leur intention de croquer la vie à pleine dents. Loin d'être apeurés par les hommes, il est recommandé de ne pas s'approcher à moins de 10 mètres de ces animaux, heureusement moins habiles sur le sable que dans l'eau. Je suis fasciné par ces animaux dont le rugissement ne nous encourage pas à faire plus ample connaissance. Nous regagnons alors notre voiture pour continuer la route.

Nous avons ensuite rejoint le "Nugget Point" pour voir son phare. La route n'est pas goudronnée sur de nombreux kilomètres. La pluie nous interdit de rester trop longtemps près du phare. Nous repartons en direction de Slope Point, le point le plus au sud de la Nouvelle-Zélande (excepté l'île Stewart). Il nous est impossible de compter les brebis : il y en a approximativement des dizaines de milliers... Il fait nuit lorsque nous tentons de regagner le Backpacker. La route n'est là encore pas goudronnée, nous ne croisons personne. Aucune voiture, aucune habitation, et ce sur de très longs kilomètres. Ambiance bizarre au fin fond du monde... Finalement, nous trouvons notre Backpacker. Les propriétaires ne sont pas là. Nous sommes seuls et une ambiance de thriller genre "5 étudiants disparus, aucun témoin, aucun corps...". Nous nous cloisonnons dans une chambre, callons la porte avec les valises et un lit... Le lendemain, la propriétaire nous sourit gracieusement, nous montrant où sont les douches... On rigole en se disant qu'on devait être bien ridicule la veille !

Pour la troisième journée, nous nous rendons jusqu'au Slope point, à 5 kilomètres du Backpacker. Une photo, et nous repartons en direction de Bluff. Cette ville est la plus ancienne de Nouvelle-Zélande. La ville s'est dans un premier temps développée autour de la chasse à la baleine. L'extermination ayant été effectuée, la ville s'est reconvertie dans la production d'aluminium. Cette ville n'a vraiment rien de touristique. De vieux bâtiments, pas de belles batisses, une ambiance de ville fantôme. Et pourtant chaque année, des milliers de touristes viennent ici, comme nous aujourd'hui. Pourquoi? Pour un fichu panneau ! Bluff est situé à l'extrémité de la route numéro 1. Une ingénieuse personne a posé un panneau au bout de la route indiquant la distance qui sépare ce point à Londres, New-York et 13 ou 14 autres destinations. En bons touristes, on prend la photo en se disant que ça valait vraiment pas le détour. Mais si on ne l'avait pas fait, on aurait eu l'impression de louper quelque chose... Les néo-zélandais ont l'art de faire de rien un attrait touristique payant (55 kilomètres aller retour, quand même).
Nous avons continué notre route. 200 kilomètres pour rejoindre Te Anau, au pied du parc national des Fjordlands où nous irons demain. Ici, nous avons fait une petite balade d'une heure dans la forêt. Une magnifique forêt qui nous replonge dans le film du "Seigneur des anneaux" (euh, pas moi en fait puisque je n'ai pas vu le film... Sorry, personne n'est parfait ;-)). Dans cette forêt ont été tournées quelques scènes du célèbre film néo-zélandais. Pas étonnant, cette forêt dégage une atmosphère réellement saisissante.

Aujourd'hui, nous longeons le lac de Te Anau, le deuxième plus grand de Nouvelle-Zélande après le lac Taupo (île du Nord). 120 kilomètres séparent Te Anau à Milford Sound. 120 kilomètres sans station d'essence. Nous faisons le plein avant de partir et demandons si nous pouvons aller à Milford Sound sans utiliser les chaînes (on nous a annoncé de la neige...). On nous dit que c'est bon, cool. Les brochures et guides touristiques parlent de cette route comme étant la huitième merveille du monde. Nous nous apprêtons donc à en prendre plein les yeux. Le problème des Fjordlands, c'est qu'il s'agit de la partie la plus pluvieuse de Nouvelle-Zélande. Avec plus de 6 mètres d'eau par an, on se parre d'un poncho imperméable avant de partir. Nous faisons un long détour sur une route non goudronnée pour voir the "Hollywood Fall". Magnifique, gigantesque, comme vous pouvez le voir. Sur notre retour, nous nous arrêtons dans une boutique perdue au milieu de la forêt. Ici, des barres de chocolat périmées depuis plus de deux ans...
Nous arrivons au tunnel de Homer sous la neige. Un perroquet nous salut. Il s'agit du Kéa, oiseau endémique qui aime le contact des hommes. Les 20 derniers kilomètres de cette route sont vraiment impressionnants. La fin du tunnel (qui lui aussi est impressionnant !) nous fait découvrir des montagnes fabuleuses. Bien plus pentues que les Alpes italiennes rencontrées du côté de Sestrières, les montagnes sont vertigineuses, nous faisant penser que nous sommes bien petits. Des cascades dévalent de toute part. D'où vient toute cette eau ? De la pluie évidemment... ou de la neige ; ça dépend des jours et des humeurs du temps.
Nous arrivons à Milford Sound, où la mer de Tasman essaye de se faire une place enter les montagnes vertigineuses (encore). Là, plus que jamais, une impression de bout du monde m'envahit. Après Milford Sound, il n'y a rien. Ici, peu de personnes peuplent ce village (et pour cause, si loin de tout). Le temps n'est pas si mauvais que ça. Parfois nous pouvons apercevoir quelques carrés de ciel bleu. Mais les sommets enneigés du Fjord restent cachés par les nuages, tels un secret que la nature ne veuille nous dévoiler. Les cascades sont omniprésentes. Certaines, impressionnantes comme celle de "Chasm", capables de transporter des blocs de rock de plusieurs milliers de tonnes. D'autres, plus douces, s'échappent de la montagne telle la sève d'un tronc d'arbre.

Nous avons passé la soirée au bar, à regarder la finale du Super 12. Christchurch l'emporte face à l'équipe de Sydney sur le score de 35 à 25 (4 essais à 3, beau match). Les kiwis sont contents, c'est le Nouvelle-Zélande qui l'emporte, et en beauté !

Le cinquième jour est consacré à une petite virée en bateau dans le fjord. Le temps nous est favorable. Le brouillard du matin se dissipe lorsque le bateau quitte le petit port touristique. Nous admirons les nombreuses cascades avant de rencontrer les dauphins. Wouaouhh! Ces animaux sont fascinants, mais nagent très prêt du bateau. Ils sont joueurs. Des accidents doivent certainement arriver quelquefois. Je dirai que la visite du fjord est presque indispensable. C'est réellement la plus belle manière de découvrir cet endroit d'une pure beauté. Pour 25 euros, ça vaut vraiment le coup. Et même que des fois il peut faire beau... Mais il ne faut pas trop en demander non plus !

A peine les pieds sur terre que la pluie se met à tomber de plus belle. On l'a échappé belle! Le problème est que s'il pleut ici, il doit certainement neiger un peu plus haut... Nous apprenons que les chaînes sont indispensables pour quitter Milford Sound. Nous n'en avons pas. Nous tentons quand même notre chance, pour éviter de rester bloqué ici plusieurs jours. Les premiers kilomèters se déroulent à merveille. A deux kilomètres du tunnel, on commence à grimper et la neige apparaît sur les bords de route. A un kilomètre du sommet, elle apparaît sur la route ; à 2 virages du sommet, ça patine ; à 100 mètres du tunnel, tout le monde descend pour pousser la voiture. Ouff, nous voilà sous le tunnel, à l'abri de la neige ! Sauvés !! La descente se fait tranquillement pour rester sur la route, sur plus de 10 kilomètres. Nous croisons plusieurs fois le chasse neige et un panneau nous indique que la route est désormais fermée aux véhicules n'ayant pas de chaînes... Il était vraiment temps de passer ! Sans cela, on était bloqué dans le coin le plus perdu de Nouvelle Zélande pour plusieurs jours, vu que la météo annonce une vague de froid pour les prochains jours.

Arrivés au Backpaacker de Te Anau, Sarianne souffle les bougies pour son 23ème anniversaire. Sans aucun doute, elle se souviendra de cet anniversaire passé sous la neige.

- Fin de la 1ère partie -


[ extrait du site : http://j.leblay.free.fr ]


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