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Voyage Guyane
Par Yann M.

Voyage GuyaneIl existe au cour de la Guyane un village pas comme les autres ! Saül est situé à 180 km au sud de Cayenne et est habité par une centaine de personnes.
Il est composé d'une mairie, d'un dispensaire, d'une école, d'une poste, d'une cabine téléphonique... un village comme il en y'en a beaucoup me direz vous ! c'est vrai mais il faut savoir que c'est le seul village habité au centre de la Guyane (né de la ruée vers l'or au début du siècle),seule une liaison aérienne relie Saül à Cayenne.
Si vous préférez la pirogue il faut compter environ 10 jours sur la Mana, suivis d'une marche de 28 km (rappel : 1 heure en avion !), notez que l'avion est le seul moyen d'admirer de haut cette magnifique immensité verte qu'est l'Amazonie, et atterrir sur l'aéroport de Saul est également un grand moment.
Après donc l'atterrissage et une marche à travers champ me voici enfin à Saul. Le dépaysement attendu au village est présent, chemins de terre...enfin...de boue car une pluie tropicale nous accueille, logements rustiques et exploitants les riches ressources de bois en tant que matière première.


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Le village semble d'ailleurs appartenir à la forêt ! Les habitants sont très accueillants, ils parlent un mélange de français et de créole, ils peuvent au premier contact paraître méfiants mais une fois la conversation engagée,il faudrait être le touriste dit "gessetou" pour ne pas gagner leur confiance.
Un conseil : évitez tout de même de participer aux polémiques locales !. Saul est composé de Créoles, noirs marrons et métros, on trouve toujours des orpailleurs, collectionneurs de serpents et orchidées, quelques commerçants,un maître d'école, une factrice et un médecin mais aussi des "techniciens de chantiers".
La main d'oeuvre brésilienne est courante à Saul, il faut dire que le mode vie en Guyane fr est plus attirant que les régions brésiliennes frontalières.

Autour du village s'étend "la grande forêt", elle est le plus grand danger aux yeux des habitants de Saül, s'y perdre peut s'avérer tout simplement mortel ! il y'a donc les règles de bases : prévenez, donnez un itinérairedont vous ne vous écarterez pas quand vous les emprunterez, et votre heureapproximative de retour, ne sortez pas des layons et comme on dit là-bas ilest plus facile de repérer une bouteille dans l'océan qu'un promeneur en Amazonie.
Quoiqu'il en soit une rando de 10 jours en pleine forêt nous attendait !

Après l'inventaire des affaires à emporter (nourritures, vêtements derechange . etc.) une marche d'au moins 6 heures nous attendait pouratteindre le 1er carbet(camp) .Voici enfin l'occasion de pouvoir observer le monde végétal et animal de l'Amazonie. J'oubliais une chose importante, comme je vous l'ai dit, il y a certaines règles à respecter pour les séjours en forêt guyanaise mais rien ne vaut les services d'un bon guide. Louis était celui là, ne vous fiez pas à son prénom, c'est un Amérindien, un vrai ! Il est chef dans son villagequi se trouve sur les cotes Guyanaises et sa connaissance du terrain transmise de génération en génération est un atout considérable pour notre sécurité et notre adaptation dans ce milieu. Notez que si vous avez l'occasion de faire un séjour en Amazonie en compagnie d'un guide d'origine métro, celui-ci s'équipera d'un fusil contrairement à un guide Amérindien qui lui se limite à une simple machette.

La première impression une fois rentrés dans cette forêt est le sensation d'espace ! La hauteur des arbres atteignant en moyenne 25m et leur densité font qu'il se forme comme un plafond vert 25m plus haut. A l'inverse par endroit le fouillis est tel qu'il est impossible d'avancer plus loin et de savoir ce qui peut bien se camoufler derrière.
La variété des arbres, plantes et fleurs est immense.L'encyclopédie Louis se fait un plaisir de nous informer sur cet environnement, noms, vertus dans le domaine médical ou caractéristiques en tant que matériaux de construction.

Tiens voici notre première rencontre en chemin le crapeau-bouf, c'est un mâle et la femelle, nous dit Louis, est deux fois plus grosse.Je dois dire qu'en matière de rencontres, je m'attendais à plus de signes de vie lors de cette première journée de marche,j'ai seulement entendu quelques cris de singes dissimulés dans le haut desarbres et vu quelques spécimen d'insectes et de papillons.Cela s'explique par la proximité du village de Saul ce premier jour de marche et le bruit d'un groupe de 9 personnes novices dans cet élément.
Nous voici donc arrivés en fin d'après-midi au premier carbet. Après avoir déchargé nos sacs des rations et installé nos hamacs, rien de tel qu'une petite baignade dans une rivière bien fraîche, il est vrai que l'on ne sait pas ce qu'il peut y avoir sous cette surface verdâtre mais Louis n'a pas hésité à y plonger.

De retour au carbet après une sortie nocturne, nous apercevons notre voisine la mygale à quelques mètres du camp, sourde mais très sensible aux vibrations, il faut être très patient pour l'apercevoir. La première nuit fût assez longue,ayant eu du mal à fermer l'oil, les bruits incessants de la forêt n'y furentpas étrangers. (question d'habitude).

Les jours suivants sont consacrés à l'observation de la faune et de la flore. En suivant les conseils de Louis,nous nous efforçons de minimiser les bruits de nos pas sur les branches etfeuillages, d'ouvrir l'oeil et de tendre l'oreille. Ah j'oubliais...Louis se déplace nu-pied en forêt, son pied épousant parfaitement la forme du sol et traduisant mieux son relief..logique !

Enfin un premier serpent en vue, c'est le serpent-liane et comme son nom l'indique, il en a l'apparence. L'oiseau-mouche « colibri » est le plus petit oiseau de la planète, il faut savoir que sur la photo ci-contre le nid de cet oiseau se trouve sur une feuille.
Les bourdons locaux sont si gros qu'un oiseau de petite taille doit s'en méfier. Il faut également prendre garde aux nids de guêpes se trouvant à hauteur de tête sur un sentier, la « solution Louis » est de le contourner ou de se munir d'une feuille suffisamment grande afin de l'envelopper et l'expédier sur le bas coté. Pour cette solution il faut également courir vite !
Notre ami le crapaud-bouf a trouvé une compagne sur laquelle il va rester pendant la période de fécondation. On aperçoit enfin des singes et notamment le singe atèle, dit singe araignée, très habile dans les arbres avec sa queue en guise de cinquième main.

Durant ces quelques jours au premier carbet, des visiteurs avaient l'habitude de venir nous voir surtout pendant les repas. Les conserves présentes sur la photo ne trompent pas sur la provenance de notre nourriture mais la forêt n'en manque pas et pour les amateurs de gibiers, il y a le choix. Je me souviens encore de Louis pieds-nus comme d'habitude courant machette à la main à la poursuite d'un cochon sauvage appelé aussi Pécari.
Voici venu le jour de changer de carbet et de s'enfoncer un peu plus dans la forêt.
S'éloignant encore de Saul, les signes de vie dans la forêt s'intensifient, les singes sont beaucoup plus présents et les familles se diversifient. C'est au tour du singe hurleur de faire entendre, son cri est impressionnant, un grondement sourd qui porte sur plusieurs km.Il n'est pas rare d'apercevoir un toucan perché sur une branche ou un vol de perroquets,toujours par deux (fidélité oblige).


Un arbre est couché sur notre passage ,pour l'instant rien de surprenant, il sert de passage à une fourmilière,intéressant ( j'adore les fourmis), mais le plus impressionnant restait à venir, cette fourmilière s'étendait sur cinquante mètres !!! et la solution ici est encore de courir afin de ne pas servir de déjeuner à celles-ci. J'imagine mal une personne seule perdre connaissance à cet endroit !

Une fois arrivé au deuxième camp, même scénario désempaquetage, installation du hamacet baignade. Ce carbet est plus confortable de part sa taille supérieure et son terrain plat. Sa particularité est que la rivière qui le touche est plus praticable, il est équipé de quelques pirogues et il y a une fréquentation de caïmans aux alentours. Attention tout de même à la pratique de la pirogue en période sèche car les niveaux d'eau des rivière ont tendance à baisser et il est fréquent de devoir descendre de la pirogue afin de la faire passer dans des endroits ou la hauteur n'est pas suffisante. C'est vite agaçant !surtout lorsque l'on à tendance à rater les virages et rentrer en collision avec la rive qui abrite araignée et fourmis, qui tombent donc malgré elles dans la pirogue et sèment la panique parmi les voyageurs...

En plus de l'observation de la faune, Louis nous donna quelques leçons en matière d'artisanat comme la confection de coupe ou sac à dos, idéal pour aller faire les courses dans la forêt. A noter que lorsque l'on trouve des boites de courde palmier en rayon, c'est cinq boites pour un arbre, ça ne fait pas cher le palmier, surtout si n'exploite pas le reste comme les branches et leur feuillage qui font d'excellentes toitures de par leur facilité à les tresser.

J'ai eu l'occasion de manger de l'Aymara qui est le plus gros poisson carnassier d'eau douce. Pour le pêcher il faut du fil de 3mm (pour les gros), un hameçon avec à son extrémité un morceau de poulet par exemple,poser la ligne bien attachée à une branche le long du fleuve et de préférence dans la soirée. Le lendemain matin quatre scénarios possibles :il n'y a plus rien, il reste la ligne mais sans le poulet, seule la tête del'aymara est présente et ce qui signifie que Mr caïman s'est servi lepremier ou alors vous avez au bout de la ligne un poisson d'une cinquantaine de centimètres avoir une mâchoire qui n'a rien à enviez au requin de même taille.

Après un bon dîner précédé d'un apéro maison à base de rhum, l'activité nocturne était l'observation depuis la pirogue de tout se qui vit la nuit autour de la rivière et notamment le caïman.
Nous étions équipés de frontal ce qui permet d'apercevoir une multitude de yeux vert le long de la rive, c'est bien la première fois que je parviens à voir les yeux d'un insecte à plusieurs mètres. Les yeux verts sont les insectes et les yeux rouges les mammifères, et lorsque les yeux rouges se trouvent sur l'eau, pas de doute c'est un caïman.
Louis n'hésitait pas à la vue d'une paire de yeux rouges à se rapprocher tout feux éteint, à descendre de la pirogue et à s'armer de patience jusqu'à ce que la caïman méfiant et craignant l'homme réapparaisse. Malgré sa petite taille, il faut rester prudent face à sa mâchoire, il est d'ailleurs museler pendant le temps passer avec nous. Le reste du groupe resté au camp n'aura pas la chance d'en voir car un caïman relâché en territoire inconnu est un caïman condamné.

De retour à Saul, une dernière journée en forêt était au programme. Munie de cartes et de boussoles, l'objectif était de s'orienter en forêt, mais cette journée d'orientation aurait très bien pu s'appeler journée de serpents. En effet après s'être écarter volontairement d'un sentier nous devions nous rendre à un point donné sur la carte qui se trouvait à environ 5km, compte tenu de l'état du terrain et le manque repères visuels ( pas de mousses sur la face nord des arbres ) il nous fallu trois bonnes heures pour rallier ce point mais le plus impressionnant fut le nombre de serpents rencontrés pendant ces trois heures. Du Grage immobile en colimaçon mais prêt à bondir si danger, à la couleuvre d'environ trois mètres fuyant à notre approche, il faut dire qu'il est très difficile d'apercevoir un serpent à une grande distance et le danger étant de s'approcher trop près ou carrément lui marcher dessus comme l'a fait Yvon le terrible sans morsure heureusement.
Pour finir cette journée je n'oublierai cette scène ou l'un de nous qui avait prit un peu d'avance revient finalement en s'exclamant qu'un serpent le suivait !! effectivement un spécimen d'environ trois mètres fit son apparition derrière lui puis, stoppa à la vue du groupe et resta au milieu du sentier en nous défiant jusqu'a ce que notre bon Louis à l'aide d'un morceau de bois et au bout de plusieurs minutes réussisse à le faire fuir

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